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1844: Schweiz

Auteur : Helmut Ohley

La Suisse avec ses chemins de fer de montagne, ses compagnies de percement de tunnels et deux générations de locomotives bien distinctes.

1844 — Résumé


Type de capitalisation


Lancement et limites d'actions par joueur


Argent de départ selon le nombre de joueurs


Fin de partie (end game triggers)


Nombre de phases


Liste des trains et prix


Liste des privées


Liste des compagnies


Mécaniques spécifiques


Vente d'urgence (emergency sell)

Elle commence comme dans 1830 — trésorerie de la compagnie, puis l'argent personnel du président ou du propriétaire — mais ajoute le prêt bancaire comme alternative à la vente forcée d'actions plutôt que comme dernier recours après celle-ci : le joueur peut emprunter pour couvrir le déficit sans devoir rien vendre auparavant. Elle bloque aussi une particularité de 1830 : ici, une vente forcée ne peut jamais changer la présidence d'une autre compagnie dans laquelle le vendeur détient des actions, ce qui peut arriver incidemment dans 1830.

Comparaison avec 1830

1. Thème, carte et nombre de joueurs
1830 couvre le nord-est des États-Unis pour 2 à 6 joueurs. 1844 transporte l'action en Suisse, avec une carte dominée par les montagnes et les tunnels, et est pensé pour de grands groupes, de 3 à 7 joueurs.

2. Trois niveaux de compagnies opérationnelles avec des règles différentes
Dans 1830, toutes les compagnies suivent exactement les mêmes règles. Dans 1844, il en existe trois types, chacun reflétant un stade différent de la construction ferroviaire suisse réelle : les petites Pre-SBB condamnées à fusionner, les Régionales limitées, et les Grandes Compagnies Historiques, qui dominent le jeu sur le long terme.

3. La destination transforme la construction en une course vers un objectif, et pas seulement en source de revenus
Dans 1830, construire des voies sert uniquement à générer des revenus plus élevés. Dans 1844, atteindre physiquement l'hexagone de destination de la compagnie est un objectif en soi, puisque cela libère la seconde moitié de son capital : cela oblige à planifier des routes en pensant à un point précis de la carte, et pas seulement à la ville la plus rentable.

4. Des trains qui comptent les hexagones, et pas seulement les villes, reflétant la géographie de montagne
Dans 1830, le parcours d'un train se compte toujours au nombre de villes et villages traversés. Dans 1844, la version H de chaque train, moins chère, compte chaque hexagone traversé : sur une carte pleine de montagnes et de tunnels, s'étendre dans les zones difficiles a donc une valeur propre, et pas seulement relier les grandes villes.

5. Fusion obligatoire de cinq compagnies dans la Compagnie d'État suisse (SBB)
Dans 1830, les compagnies ne fusionnent jamais entre elles. Dans 1844, les cinq Pre-SBB fusionnent obligatoirement dans la SBB au moment où le premier train de type 5 ou 5H est acheté, reproduisant la nationalisation réelle des chemins de fer suisses : la SBB reçoit d'un coup tous les actifs des Pre-SBB.

6. La faillite n'existe pas : les dettes se règlent avec des intérêts, pas par liquidation
Dans 1830, si une compagnie ne peut pas payer un train obligatoire, on peut en dernier ressort la liquider. Dans 1844, les règles suppriment ce risque d'élimination : un directeur endetté paie simplement un intérêt croissant jusqu'à s'en sortir, ce qui adoucit beaucoup la composante hasard/punition du jeu.

Un terme ne vous dit rien ? Ils sont tous expliqués dans le glossaire 18xx. Glossaire →